Aujourd’hui nous allons nous intéresser à un élément majeur de l’équipement : la sangle tactique
Trop souvent considérée comme « quantité négligeable », la sangle conditionne pourtant le maniement de l’arme principale et les performances au moment du tir.
Dans l’article qui suit nous avons tenté de vous apporter le maximum d’éléments afin de vous permettre un choix judicieux et éclairé.
Dans un monde idéal qu’attendre d’une sangle ?
- Elle doit permettre un port confortable
- Elle doit permettre un port sur de longues périodes
- La sangle doit être en symbiose avec le reste de l’équipement
- Elle doit correspondre à votre armement principal (poids / dimensions / utilisation / missions)
- Elle doit permettre des changements d’épaule rapides et sécures
- Elle doit s’adapter au port en facial comme en dorsal
- Elle doit permettre des transitions avec l’arme secondaire rapides et fluides
- Elle doit pouvoir libérer les 2 mains de l’opérateur
Parmi tous les modèles de sangles il est possible de distinguer 4 grandes « familles ».
Chacune d’entre elles possède ses avantages mais aussi ses points restrictifs.
Dès lors il est important, avant acquisition, de poser ses priorités.
En sachant que comme souvent ce qui va à « Paul » ne va pas automatiquement à « Pierre » !
Nota Bene – sangles spécifiques fusils d’assaut
Certains modèles de fusil d’assaut utilisent des systèmes de sangle spécifiques !
Pour exemples : les 2000 et P.90 de la manufacture Belge F.N. HERSTAL, le FAMAS… De par leur construction, ces fusils nécessitent des systèmes qui leurs sont propres. Ce qui suit ne leur est pas forcément adapté
Les sangles « 1 point » ou sangles « en goutte d’eau »
- Elles permettent une bonne mobilité du fusil avec notamment des changements d’épaule aisés et fluides
- Il faut privilégier les modèles qui sont équipés d’un système d’amortisseur (1 ou 2 bandes élastiques suivant le modèle). L’amortisseur viendra atténuer les chocs et soubresauts du fusil, épargnant ainsi les épaules et les cervicales du porteur
- Il est recommandé d’opter pour un modèle équipé d’un système d’agrafe intermédiaire. L’agrafe permet de désolidariser l’arme du porteur sans être contraint à la dépose de la sangle

Les points restrictifs
- Cette sangle doit trouver un point de fixation situé impérativement sur la partie arrière de l’arme, en privilégiant tout particulièrement une attache au niveau de l’embase du tube de crosse.
- Un point d’accroche au niveau de la crosse, surtout si il est placé trop proche du talon et par là même de l’épaule, risque de positionner, à la verticale, l’arme trop bas sur l’utilisateur
- Dans le cas d’une arme de longueur importante, le canon risque de venir taper dans les genoux ou tibias du porteur notamment quand l’arme est portée en position verticale
- Le passage en dorsal peut se révéler compliqué, la sangle venant s’accrocher sur les équipements déjà présents sur le gilet ou le porte-plaque
- Ce type de sangle n’est pas adaptée aux armes collectives

Nota Bene :
Dans le domaine des sangles « 1 point » une attention particulière doit être réservée aux modèles qui sont équipés d’une attache d’extrémité de brin permettant de passer en « un clin d’œil » en version « 2 points »!
Un tel dispositif permet de conjuguer :
- Le port haut du fusil
- D’avoir au choix un port horizontale ou verticale
- Des changements d’épaule faciles en configuration « 1 point »
- Des transitions aisées
- Les mains libres
- Un accès facile à tous les équipements
- Un passage en mode dorsal facilité dans la configuration « 2 points »
Les sangles « 2 points »
. En port horizontal le poids est idéalement réparti sur les épaules. Les cervicales sont de ce fait épargnées
. Parfaitement adaptées aux opérateurs porteurs d’une arme lourde type arme d’appui
. Parfaitement adaptées aux grands déplacements, et pour les périodes d’attente en statique
. Passage en dorsale facile
. Idéalement la fixation se fait sur l’avant au niveau du garde main, et sur la partie tube de crosse / crosse
- Elles peuvent compliquer les changements d’épaule
- Quand l’arme est portée contre le buste de l’utilisateur, les accès aux poches ou aux équipements positionnés en ventral ou sur la poitrine, s’en trouveront nettement impactés
Les sangles « 3 points »
- Les sangles « 3 points » intègrent les avantages des deux « familles » déjà passées en revue dans le début de l’article
- Le concept étant, par le biais d’une agrafe ou d’un système coulissant, de pouvoir passer presque instantanément d’une sangle en attache « 2 points » à une sangle en attache « 1 point » !
- Tout comme les sangles « 2 points » la fixation se fait sur le garde-main avant et sur la partie crosse

Le point restrictif :
- Les opérations de changement d’épaule peuvent se révéler compliquées
En effet les différents brins composants la sangle risquent d’exercer une tension qui viendra limiter l’amplitude des mouvements du tireur
Les sangles en fixation gilet
- La masse de l’arme est parfaitement absorbée étant répartie au niveau du buste par le gilet d’intervention.
- Les opérations de changement d’épaule sont faciles
Les points restrictifs
- A réserver aux armes équipées d’une attache au niveau tube de crosse (voir sangle « 1 point »)
- Le passage de l’arme en dorsal est impossible
- Il est recommandé d’opter pour un modèle équipé d’un système d’agrafe intermédiaire. L’agrafe permet de désolidariser l’arme du gilet sans être contraint au démontage complet de la sangle

Conclusion sur le choix des sangles
Après lecture vous allez peut-être regarder votre sangle actuelle ou votre future sangle avec un autre œil !
Comme beaucoup de pièces de l’équipement le choix des sangles et bretelles doit se faire de façon réfléchie.
Une bonne sangle est une sangle que l’on oublie dans l’action, car elle permet un maximum d’options tout en réservant un minimum de contraintes.
Et comme toujours toute l’équipe Tac Store est à votre disposition pour vous guider et vous conseiller !
Bonne lecture à toutes et à tous. A bientôt.